Discours de remerciement

Je tenais à remercier quelqu'un qui tient une place très particulière dans ma vie, celui sans qui je ne serais qu'une pauvre âme en peine, un reliquât de la société, une paire de chaussures dépareillées, un préservatif sans lubrifiant (ouais, pour la métaphore romantique, on repassera…), celui sans qui je ne pourrais apporter de l'oxygène à mes poumons…

tadaaaam…

(roulement de tambour…)

(j'aime bien faire durer le suspense)

(mais ça devient lourd là, non ?)

Je tenais donc à remercier mon nez !

Merci, cher nez, d'être droit, et de ne t'être jamais cassé. Je ne t'en veux pas d'avoir eu tes règles avant moi, et à ce propos, pardon de t'avoir fait cotérisé quand j'étais petite, mais tu ne pouvais pas t'empêcher de lui rendre sa liberté à mon hémoglobine dès que j'avais un coup de fatigue ou que je me prenais une porte vitrée en pleine tronche, qu'il fallait que cela cesse, tu comprends bien. (Si seulement je pouvais faire cotériser une autre partie de mon anatomie, tiens, ça m'arrangerait bien…)

Et surtout, merci pour m'avoir rappelée que j'avais laissé des cookies dans le four. (D'ailleurs, j'attends vo adresses pour ceux qui avaient gagné le droit de goûter à mes cookies aux smarties…)

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Tu es à mon visage ce que l'antenne télé est au toit: des fois, ça capte, et des fois ça capte pas (surtout quand tu trouves drôle à l'occasion de me choper une sinusite. Enfoiré de nez, va !)

Prends soin de toi.

Amicalement,

Kinou

 

Bon sinon, les cookies aux Smarties, quand ils ne sont pas carbonisés, ça donne ça:

 

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Commentaires

  1. 16 novembre, 2009 | 14:51

    Bonjour,

    Je lis ce blog depuis un moment et je n’y ai jamais laissé de commentaire…
    Lorsque je vois les cookies, je me dis que j’ai bien fait de ne pas avoir joué cette fois là ;o)))

    Continue de nous faire rire en écrivant, je ferai les cookies ou autres douceurs…

    A bientôt

  2. 16 novembre, 2009 | 15:57

    On ne pense jamais à remercier son nez. Personnellement, je n’ai pas envie de le remercier, il me casse les pieds entre les sinusites chroniques et le rhume des foins (bon OK ça m’apprendra d’aller trainer à une expo de milliers de lapins de race, mais je savais pas que j’étais allergique moi !).
    Bon allez, je te laisse, ma journée n’est pas terminée !
    Bizz

  3. SANDRINE
    SANDRINE
    16 novembre, 2009 | 16:35

    Très très déçue de cet article, car à la lecture des premières lignes, je m’étais vraiment reconnue. Tampis, je f’rais avec. Gros bisous quand même

  4. geo
    geo
    16 novembre, 2009 | 18:42

    ahahahah!!!
    je suis plié de rire!!! je me roule par terre…mais quoi? je les voulais ces cookies!!!..alors là!!!!
    je rigole plus!!!! je suis FURAX!!!
    et bien pour te punir voilà !!!!

    Le vicomte

    Personne?
    Attendez!Je vais lui lancer un de ces traits!…

    Il s’avance vers Cyrano qui l’observe, et se
    campant devant lui d’un air fat.

    Vous…vous avez un nez…. heu…. un nez… très grand.

    Cyrano, gravement.

    Très.

    Le vicomte, riant.

    Ha !

    Cyrano, imperturbable.

    C’est tout ?…

    Le Vicomte

    Mais…

    Cyrano

    Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire… Oh ! Dieu !… Bien des choses en somme.
    En variant le ton, -par exemple, tenez :
    Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel nez
    Il faudrait sur-le-champ que je l’amputasse !”
    Amical : “Mais il doit tremper dans votre tasse :
    Pour boire, faites-vous fabriquer un Hanape !”
    Descriptif : “C’est un roc!… C’est un pic!… C’est un cap!…
    Que dis-je, c’est un cap?… C’est une péninsule!”
    Curieux : “De quoi sert cette oblongue capsule ?
    D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ?”
    Gracieux : “Aimez-vous à ce point les oiseaux
    Que paternellement vous vous préoccupâtes
    De tendre ce perchoir à leurs petites pattes?”
    Truculent : “Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
    La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
    Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ?”
    Prévenant : “Gardez-vous, votre tête entraînée
    Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !”
    Tendre : “Faites-lui faire un petit parasol
    De peur que sa couleur au soleil ne se fane !”
    Pédant : “L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
    Appelle Hippocampéléphantocamélos
    Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os !”
    Cavalier : “Quoi, l’ami, ce croc est à la mode?
    Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode !”
    Emphatique : “Aucun vent ne peut, nez magistral,
    T’enrhumer tout entier, excepté le mistral !”
    Dramatique : “C’est la mer Rouge quand il saigne !”
    Admiratif : “Pour un parfumeur, qu’elle enseigne !”
    Lyrique : “Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?”
    Naïf : “Ce monument, quand le visite-t-on ?”
    Respectueux : “Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
    C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue !”
    Campagnard : “Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
    c’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain !”
    Militaire : “Pointez contre cavalerie !”
    Pratique : “Voulez-vous le mettre en loterie ?
    Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !”
    Enfin parodiant Pyrame en un sanglot:
    “Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
    A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître !”
    - Voila ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
    Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :
    Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
    Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettre
    Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
    Eussiez vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
    Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
    Me servir toutes ces folles plaisanteries,
    Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
    De la moitié du commencement d’une, car
    Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
    Mais je ne permet pas qu’un autre me les serve.

    bisou
    kinou

  5. 16 novembre, 2009 | 20:27

    lapetitegayole: merci pour ce premier (mais pas dernier com!). Et toi, continue de nous faire saliver avec tes recettes exquises ! :-)

    saint pingouin: tu n’es pas obligée de le remercier, tu peux très bien lui faire une lettre de mécontentement: “enfoiré de nez, tu me casses les pieds, j’en ai marre d’être enruhmée, a cause de toi je ne peux plus renifler”. lol

    sandrine: tu es au-dessus de tous les mots de remerciement, d’ailleurs, pour te montrer à quel point que je te kiffe, je pourrai te prendre dans mes bras et te serrer très fort à t’en faire péter les vertèbres !

    geo: j’ai toujours aimé ce passage de Cirano de bergerac, Shakespeare était vraiment un écrivain exceptionnel…

  6. 17 novembre, 2009 | 0:20

    Mdr! Cyrano c’est pas Shakespeare!! Rire!! Ah ces profs d’anglais! Ils ne voient que par lui!!! C’est ce brave Edmond Rostand! Rire!!
    Quant aux cookies… ton article me rassure!! Je ne suis pas la seule à faire des gâteaux qui ne ressemblent à rien! Rire!! Bisous Kinou!

  7. 17 novembre, 2009 | 8:01

    On m’aurait menti ??? :’(
    lol
    Mais alors, j’imagine que Shakespeare n’a pas non plus écrit “Le Bossu de notre dame” …. Qu’est-ce que je peux être inculturée parfois! C’est évident, tout le monde sait que c’est Mr. Disney qui l’a écrit… lol

  8. 17 novembre, 2009 | 8:40

    Et même cramé ils se sont laissés manger ???

  9. 17 novembre, 2009 | 8:53

    Oui, ils se sont laissés manger…par la poubelle ! lol

  10. 17 novembre, 2009 | 10:22

    Bravo à ton nez, mais enfin s’il avait réagi plus tôt, les cookies auraient ressemblé à ceux de la photo 2. Qui affolent les papilles, je dois dire…

  11. amistoucha
    amistoucha
    17 novembre, 2009 | 19:46

    Avant de lire ton texte je me demandais vraiment ce que représentait la photo, je penchais pour des champignons dangereux ou des côtes de porc extra cuites, mais non : des cookies. Est-ce bien raisonnable de leur avoir infligé ce traitement ?

  12. LOU
    LOU
    19 novembre, 2009 | 12:46

    Va falloir que j’essaye d’en faire, mais faudra que je me méfie de mon four qui a tendance à trop griller aussi !!! lol



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